

Monologues plus ou moins privés d'un gars qui en pense beaucoup mais qui n'en dit pas moins sur les actualités, l'économie, le wargaming et Frank Black. On vit à une époque formidable.
On dira que Barrick tire au bazooka sur une mouche en réclamant 6 millions
à Écosociété. C'est vrai: 6 millions, c'est démesuré. Sauf que, en 2001, Barrick
a poursuivi le grand conglomérat britannique Guardian Media Group pour les mêmes allégations, lancées par le journaliste Greg Palast. L'affaire s'est réglée à
l'amiable, à l'avantage de Barrick. Est-ce dire qu'on ne peut pas critiquer
Barrick? Non. Un an plus tard, le même Palast a (jouissivement, selon moi)
frappé à coups de bâton de baseball sur Barrick, dans le livre The Best
Democracy Money Can Buy (2). Il n'a pas été poursuivi par le géant
canadien. Barrick semble avoir un problème, légitime, à se faire accuser de
meurtres. Alain Deneault, dans tout ça, a le coeur à la bonne place. Mais être
petit, ce n'est pas un permis pour dire n'importe quoi, n'importe comment. À
propos de Goliath ou de quiconque.
Ironiquement, cette controverse est très payante pour l'entreprise. Le front page, le téléjournal, les éditos... de l'or en barre. Et si vous avez vu Dans une galaxie près de chez vous 2, vous savez bien que les Pogos(tm) y tiennent un rôle de premier plan. On les voit à tout bout d'champ à la main et la bouche de Bob.
Pendant ce temps, au Darfour...
Fascinante époque formidable!
Samedi matin, le foyer est paisible, le soleil plombe dans ma cuisinette. L'envie du devoir bien fait s'empare de moi et je prends le temps de boucler quelques courriels pour le bureau quand soudain, l'insoutenable blancheur de l'écran me saute au visage. Lotus Notes n'est pas content.
$%?&?*%&%% de &?*%*%%?& de *&*?*%?&$$/$ de Lotus Notes, songeais-je. Encore! Mais pourquoi? Qu'ais-je fait pour mériter cela?
Aucune idée. Je pense que je fermais une fenêtre. Ça arrive souvent. Et non, c'est pas parce que mon laptop est poche. Il est flambant neuf avec un Go de RAM. La seul explication, c'est que Notes est un programme bâclé, compliqué, trop gourmand de ressources. La routine de "réplication" est incompréhensible, longue, ardue.
Comme utilisateur, je ne vois AUCUNE valeur ajoutée à Notes. ZÉRO. Les caractéristiques de l'agenda, du mailer sont très ordinaires, voire sous la moyenne. Le carnet d'adresse est merdique.
Lorsqu'une organisation migre vers Notes (je l'ai vécu 2 fois), on nous vend le riche potentiel du programme. "Vous verrez, c'est cool, on peut développler plein d'applications sur mesure pour votre département!". AHAHAHAHAH! Laissez-moi rire. C'est tellement lourd que seules les organisations multinationales avec un gazillion de ressources IT peuvent effectivement se le permettre. Les PME qui font ce choix ne verront jamais "tout le potentiel Notes". Elles n'en verront que la frustration.
Je ne suis pas seul à haïr Lotus Notes.
Quel privilège que de vivre cette époque si formidable!
La langue n'est pas un objet fixe qui se transmet génétiquement. C'est un code transmis par l'apprentissage, y compris parmi les locuteurs de pure souche. Cette affirmation semble une évidence mais non, pour les nationalistes exaltés, le français fait partie du code génétique des québécois pure laine. Or, c'est faux.Dans une perspective sociolinguistique (étude des langues dans leur rapport aux sociétés), le terme "langue" définit tout idiome remplissant deux fonctions sociales fondamentales: la "communication" (c'est au moyen de la langue que les acteurs sociaux échanges et mettent en commun leurs idées, sentiments, pensées, etc.) et l'"identification" (de part son double aspect individuel et collectif, la langue sert de marqueur identitaire quant aux caractéristiques de l'individu et de ses appartenances sociales). Par conséquent, les « langues » sont des objets vivants, soumis à multiples phénomènes de variations et les frontières entre les langues sont considérées non hermétiques car elles relèvent d'abord des pratiques sociales (par ex.: en quoi l'énoncé "La réunion est schédulée pour le week-end" ne serait-il pas du "français"?). En prenant en compte la valeur des représentations des mots en société, les sociolinguistes substituent donc le terme "langue" à ceux pouvant renvoyer à des connotations péjoratives ou dévalorisantes (ex.: "dialecte", "patois"…).
Comment mesurer cela? Comment s'assurer que l'éventuel "test" sera représentatif, objectif? Y aura-t-il des contrôles pour s'assurer que l'apprentisage est maintenu dans le temps? Que faire des illettrés et analphabètes pure laine? De ceux qui choisissent de parler anglais à la maison, de s'assimiler? Ils perdront leur citoyenneté?UN CONTRAT D’INTÉGRATION POUR LES IMMIGRANTS
Le projet de loi prévoit que les personnes immigrantes concluent un contrat d’intégration avec la société québécoise. Ce contrat, d’une durée de trois ans, inclut l’obligation de faire l’apprentissage de la langue française. En contrepartie, le gouvernement s’engage à fournir l’aide et l’accompagnement nécessaires pour l’apprentissage du français et l’intégration au milieu du travail.
Autrement dit la culture, c'est n'importe quoi.C'est pourquoi, en exprimant l'espoir d'une convergence ultime des
objectifs culturels et spirituels de l'humanité, la Conférence convient :- que, dans son sens le plus large, la culture peut aujourd'hui être considérée
comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels
et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe,
outre les arts et les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de
l'être humain, les systèmes de valeurs, les traditions et les croyances,- et que la culture donne à l'homme la capacité de réflexion sur lui‑même. C'est
elle qui fait de nous des êtres spécifiquement humains, rationnels, critiques et
éthiquement engagés. C'est par elle que nous discernons des valeurs et
effectuons des choix. C'est par elle que l'homme s'exprime, prend conscience de
lui-même, se reconnaît comme un projet inachevé, remet en question ses propres
réalisations, recherche inlassablement de nouvelles significations et crée des
œuvres qui le transcendent.