Avec le printemps la saison des manifestations renait et ma foi, nous en aurons une belle au Québec cette année. Les étudiants, le Mont Orford, Kyoto, quelques problèmes syndicaux et si on est chanceux, le
party d'anti-juifs ou d'anti-américains habituel (pardon, d'anti-étatsuniens, quelle horreur).
Sauf que cette année, la saison débute atypiquement. C'est le
Darfour qui fait courir les foules (le
français au travail aussi mais là on sombre franchement dans l'anecdote).
La situation au
Darfour est merdique et absolument terrible et ce, depuis 2003 avec des centaines de milliers de morts et des millions de déplacés.
Évidemment, comparé aux
2 millions de victimes du régime de Saddam, on comprend pourquoi les forces vives de l'intelligentsia québécoise (dont le
Centre de la Petite Enfance Chez-Nous Chez-Vous, et c'est pas une blague) préfèrent s'unir au sein du
Collectif Échec à la Guerre pour lutter contre la guerre en Irak et en Afghanistan. Après tout, il faut savoir choisir ses ennemis et franchement, le Darfour n'est qu'une distraction face aux objectifs "anti-coloniaux" de ces bien-pensants et intentionnés, ça ne vaut pas vraiment le coup. Les vraies affaires, c'est à Baghdad et chez les Talibans que ça se passe, puisqu'au moins dans ces cas-là on comprend bien les enjeux, ils parlent anglais. Au Darfour, ils parlent chinois et arabe, les enjeux, on y comprend rien.
Doooonnnncccc, ce Collectif existe toujours et continue à manifester contre le rôle canadien en Afghanistan alors que bien objectivement, l'armée canadienne opère bel et bien sous
l'égide de l'ONU via l'OTAN là-bas. Mais bon, tout le monde sait que l'ONU est contrôlée par les États-Unis, alors ceci expliquant cela...
Vous trouvez pas ça dommage que tant d'efforts militants soit aussi mal utilisés? Moi si. Le fameux Collectif se dit pacifique et apolitique mais c'est de la fausse représentation. Il est juste anti-américain, comme tous les élèves de CÉGEP (et leur profs) que je connais. GROW UP et sortez des années 60, merde! Le
Flower Power, c'est fini. Le monde est complexe et tout en nuances.
Nous vivons vraiment à une époque formidable.